Jacques Hélias

Elu-JacquesHeliasMontbéliard, une ville en mouvement

 

Jacques Hélias est ce que l’on peut appeler un socialiste dans l’âme, son parti il va l’aimer, le respecter. Mais comme dans tous couples, il y a des disputes, alors il le quitte pour mieux le retrouver. Il décide de prendre sa carte du Parti à 20 ans.

 

En 1971, pendant le congrès d’Epinay, Jacques Hélias rejoint le Centre d’études, de recherches et d’éducation socialiste, le CERES de Jean-Pierre Chevènement. Première crise en 1989 : il quitte le PS pour un court passage trois ans plus tard à Génération Écologie. Réconciliation en 1993, quand il se rapproche de Pierre Moscovici et lui apporte son soutien.

Sa carrière politique débute en 1995, il intègre le conseil municipal de Montbéliard, sur les bancs de l’opposition. Il le restera jusqu’à la fin de la mandature 2001-2008. Cette ville, qui lui est chère, va être au cœur de son parcours. Il y est né, y a grandi et y vit. En 1998, il bat la conseillère générale sortante (RPR) de Montbéliard-Est. Il devient vice-président du Conseil général lors de sa réélection de 2004. Il prend place dans le fauteuil de maire en 2008, après une campagne basée sur le bienêtre de ses administrés, notamment celui des plus jeunes. La même année, il démissionne de la vice-présidence du département pour se consacrer pleinement à celle de la Communauté d’agglomération. Il en prend les rênes en 2012, lorsque son président, Pierre Moscovici, est appelé à Bercy.

Le mieux vivre ensemble est un des leitmotivs de Jacques Hélias, qui œuvre pour que sa commune reprenne son rôle de ville-centre. Premier site industriel de France, après l’Île de France, avec le site Peugeot et le centre Belchamp, « le pays de Montbéliard n’est pas gris, ni triste, c’est une ville d’histoire », se plaît à rappeler Jacques Hélias, qui se félicite de la sortie cette semaine dans la collection des guides S’installer à… Montbéliard, aux éditions Héliopoles. Blandine Sauter, son auteur, explore le Montbéliard de la vie de tous les jours à l’usage des néo-Montbéliardais et de ceux qui projettent de s’installer. Montbéliard, son aventure Peugeot avec son très beau musée, son légendaire club de foot, son célèbre marché de Noël… Mais encore ? Jacques Hélias veut montrer que sa commune est une ville en mouvement où il fait bon vivre : « Nous voulons attirer les gens pour les faire habiter à Montbéliard », ajoute-t-il.

 

Remettre la nature en ville

 

De mouvement, il en est encore question avec l’un des grands chantiers porté par Pays de Montbéliard agglomération : l’Île en mouvement. 12 ha d’espaces verts et ludiques qui vont métamorphoser Montbéliard et « remettre la nature en ville, explique Jacques Hélias. L’objectif est de permettre à la fois une bonne intégration urbaine de ce parc, le désenclavement du secteur du Mont-Bart et de favoriser l’accès aux modes de déplacements doux ».

Si sa commune s’est vue décerner le titre de “Ville amie des enfants” en 2009 par l’Unicef, c’est parce que Jacques Hélias est particulièrement sensible au bien-être des plus jeunes. En ce qui concerne la réforme des rythmes scolaires, le maire rappelle que l’éducation a toujours été une des priorités à Montbéliard. C’est pourquoi il a décidé de mettre en œuvre la réforme dès la rentrée 2013. « Il s’agit bien de placer l’intérêt de l’enfant au centre de la réflexion que nous initions conjointement avec l’ensemble de nos partenaires de la communauté éducative. C’est une réelle chance qui s’offre à nous tous : pouvoir au-delà d’une nouvelle organisation hebdomadaire du temps scolaire co-construire notre projet éducatif  territorial », assure le maire de Montbéliard.

Brigitte Bossu