Intempéries : les services publics mobilisés

Manuel Valls a présidé au ministère de l’Intérieur, lundi 6 juin, une réunion de travail sur la gestion des inondations en France. Il a réuni en présence de Ségolène Royal, Michel Sapin, Jean-Michel Baylet, Bernard Cazeneuve, Stéphane Le Foll, Emmanuel Macron et Estelle Grelier les administrations et les services publics concernés par la gestion des inondations en France. A cette occasion, le Premier ministre a annoncé la mise en place d’un fonds d’extrême urgence de plusieurs dizaines de milliers d’€ destiné aux sinistrés des inondations « sans ressources ayant tout perdu », en attendant les indemnisations des assureurs. Ce fonds sera géré par les préfets de département, en lien avec les centres communaux d’action sociale, a-t-il précisé.

Concernant la situation, le Premier ministre a expliqué que « l’heure est à la décrue mais plusieurs situations font toujours l’objet de vigilance particulière : la Seine aval, le Cher, l’Essonne en amont de Corbeil-Essonnes. Il faut dans les jours qui viennent rester extrêmement prudents et vigilants », a-t-il prévenu : « La décrue sera longue et certains équipements ont été fragilisés. Le retour à la normale prendra donc du temps ».

Sur l’estimation des dégâts occasionnés, Manuel Valls a averti qu’il faudrait « plusieurs jours avant de pouvoir faire une estimation. Plusieurs centaines de millions d’euros de dégâts » ont été constatés, mais « une grande partie des dégâts économiques (ne sont) pas remontés », a-t-il souligné. « L’expertise est en train aussi d’être effectuée » concernant les calamités agricoles, a-t-il poursuivi, précisant qu’en termes de récoltes, les dommages étaient « particulièrement lourds ». Pour les commerces de proximité, Emmanuel Macron doit convoquer une “cellule de continuité économique” qui « va arrêter des mesures d’aide exceptionnelles » pour permettre le démarrage des activités le plus vite possible.