Grand succès des territoires

Marylise Lebranchu en tribune le 3 mars à dijonSamedi 3 mars dernier, plus de 10.000 citoyens, dont près de 3000 élus socialistes, radicaux et républicains, se sont retrouvés à Dijon.

Retrouvez le discours de Marylise Lebranchu  à cette occasion.

(seul le prononcé fait foi)
Merci François de nous accueillir si chaleureusement.
Merci et bravo à toutes et tous, élus, militants, citoyens qui avez parcouru plusieurs centaines de kilomètres, parfois, pour nous rejoindre cette après-midi à Dijon.
Quel plaisir pour moi, de me retrouver devant vous, devant la France des Territoires ainsi rassemblée, devant les Alsaciens, les Auvergnats, les Bretons jusqu’aux Rhonalpins, il y a Marseille… il y a Lyon… il y a l’Yonne… il y a même les Landes et Midi-Pyrénées… et il y a Dijon, la Côte d’or et la Bourgogne…
Et je n’oublie pas ceux qui nous regardent en direct via Internet ou à la télévision, toutes ces personnes engagées qui nous envient d’être là pour t’entendre François, dans quelques minutes.
Ce grand rassemblement des territoires est à l’image de la République que veut François Hollande.
François, tu portes une vision de la France, que tu as forgée, longuement, patiemment, une vision qui croise ton parcours personnel et l’histoire des socialistes, fiers de ces lois Deferre promulguées il y a trente ans. J’ai une pensée pour ceux d’entre vous, pour Pierre Mauroy, qui ont eu l’audace de porter, dès l’été 1981, l’acte fondateur de la décentralisation en France.
Les trente ans de ce grand pas en avant pour notre République, pour notre démocratie locale, pour notre service public, proche des citoyens, le film que nous venons de voir en est le témoignage.
Trente ans d’une dynamique nouvelle pour nos territoires.
Pour notre candidat, pour toi François, comme pour nous ici, la ville ne s’oppose pas à la campagne, le littoral ne s’oppose pas à la montagne, la banlieue ne s’oppose pas à la ville.
Non à ceux qui découpent la République en morceaux, qui la divise pour mieux la contrôler, qui voudraient opposer les Français, les uns aux autres en fonction de leurs lieux d’habitation. Non à la discrimination territoriale.
La vision de François Hollande, et François nous la décrira plus encore tout à l’heure, la vision que nous partageons ici, c’est une France fière de ses citoyens, fière de ses territoires. Mais c’est aussi une France déterminée à combattre les inégalités violentes entre les individus, à combattre les inégalités tout aussi violentes entre les territoires.
Chaque citoyen, chaque territoire doit avoir les moyens de s’exprimer. Quel sens aurait un combat de justice qui ne serait pas celui aussi de l’accès à l’emploi, aux services publics de santé, d’éducation, de logement, de culture ?
Il est temps de redresser la France et pour cela de considérer que le combat de la justice passe par une lutte, difficile à conduire, contre les inégalités territoriales, mais qui sera notre chemin affirmé le 6 mai 2012.
Nul n’imagine qu’un enfant en France n’aurait pas les mêmes chances parce qu’il est né ici plutôt que là.
Comment tolérer que, simplement parce que nous habitons tel ou tel voisinage, l’avenir scolaire de nos enfants soit différent ?
Pour faire progresser la justice, les collectivités territoriales de gauche travaillent, elles font du bon travail, mais nous devons aller plus loin. Et pour aller plus loin, maintenant, il nous faut le changement le 6 mai prochain avec François Hollande !
Parce que pour nous, l’Etat n’est pas au service des partis au pouvoir, mais au service de l’intérêt général.
Parce que pour nous, un État bien géré et des collectivités bien gérées sont liés par un contrat de solidarité et de confiance.
Parce que pour nous, un État fort et des collectivités fortes sont liés par un contrat de développement des services et de l’emploi.
Voilà comment l’efficacité publique se mettra au service de la justice, partout en France.
Voilà comment la victoire de François Hollande va unir toutes les forces de progrès. Et nous en aurons besoin. Pour rassembler sur l’espoir, rien n’est plus précieux que le retour à la démocratie, à la liberté, à l’initiative.
En mai nous devons donc stopper cette spirale infernale du mépris pour les élus de France, qui chaque jour pourtant sont les derniers recours d’hommes et de femmes affaiblis par le chômage et la peur du lendemain.
Tous les élus ont vécu ensemble cette blessure que la victoire de la gauche au Sénat a atténuée.
Mais tous ces élus rassemblés, de gauche ou d’ailleurs, attendent aujourd’hui, de retrouver la considération, la reconnaissance qui nourrissent la motivation dans leur engagement quotidien, et que seule l’arrivée d’un Président de gauche portera.
Et je n’oublie pas les fonctionnaires. Nous avons tous besoin de leur compétence et de leur dévouement silencieux.
François, tu sais que tu peux faire confiance au peuple, à ses fonctionnaires et à ses élus territoriaux.
Et pour conclure, je veux vous faire une confidence. Pour avoir accompagner François Hollande sur le terrain, je peux témoigner qu’il connaît tous les territoires de France, et qu’il connaît mieux que quiconque, l’acharnement des élus à les développer.
Mais je crois surtout qu’en plus d’aimer les gens, il les aime dans leur ville, dans leur quartier, dans leur village.
Oui nous voulons retrouver notre France. Oui, nous voulons aimer notre République. Alors oui, nous n’avons qu’une chance pour y arriver. C’est 6 mai prochain, c’est le changement avec François Hollande… bonne après-midi à toutes et tous !