Geneviève Wortham

Elu-GenevieveWorthamEn avant-garde dans les zones périurbaines.

 

Geneviève Wortham milite en terre de mission, la Seine-et-Marne, avec opiniâtreté et passion. Conseillère régionale depuis 2004, elle réside dans l’une des communes du secteur IV de MarneLa-Vallée, sur lesquelles Eurodisney s’est implanté, une commune de droite, très à droite, Coupvray, qui eut pourtant un maire PSU dans les années 1970.

 

Dans  cette  partie  de  la  Seine-et-Marne,  l’urbanisme,  la géographie  sociale  a  été puissamment  modifiée  par l’arrivée  du  premier  site  touristique de France. Les habitants quittent leur domicile tôt, rentrent tard, connaissent  peu  leurs  voisins,  fréquentent  peu les  associations…  Dans  ces  cantons  du “77”, le Front national fait un tabac et les discours de l’UMP ne laissent pas indifférents. Les militants socialistes sont pourtant présents, combatifs et luttent pied à pied pour faire valoir leurs idées.

C’est  en  1993  que  Geneviève  Wortham adhère au Parti socialiste. Elle y entre par la Gauche socialiste, le courant fondé par Julien  Dray,  Marie-Noëlle  Lienemann  et Jean-Luc Mélenchon. Voir la droite arriver au pouvoir avec une majorité écrasante à  l’Assemblée  nationale,  constater,  jour après  jour,  le  recul  des  idéaux  de  gauche dans la société l’amène à adhérer au seul parti dont elle estime qu’il peut faire barrage à la droite. Pendant ses études à la  Sorbonne,  Geneviève  Wortham  milite à  l’UNEF-ID.  Les  universités  parisiennes sont  à  droite,  voire  très  à  droite.  Assas n’est  pas  loin  et  le  militantisme  de  gauche  est  parfois  sportif.  Geneviève  est  à gauche, très à gauche. Militante de la JCR, elle  milite  ardemment  dans  le  bouillonnement des années 1980.

Elle  intègre  le  Conseil  national  du  Parti socialiste  au  Congrès  de  Dijon.  Par  la suite,  en  2004,  elle  devient  conseillère régionale  d’Ile  France.  Présidente  de  la commission  “enseignement  supérieur et recherche”, elle est aussi membre de la commission “action sociale”. Ces centres d’intérêt ne doivent rien au hasard. Pour l’Ile  de  France  comme  pour  le  pays,  ces sujets  sont  complémentaires  et  retiennent toute l’attention de la militante qu’elle ne cesse d’être. Mère de deux filles, enseignante,  Geneviève  pense  fermement que le savoir et l’action sociale sont deux piliers  d’un  socialisme  véritable.  Réélue en 2010, elle travaille toujours au sein de la commission “enseignement supérieur – recherche” mais également au sein de la commission environnement.

 

Réponses concrètes

 

Surtout,  Geneviève  Wortham,  qui  a  déposé  une  contribution  thématique  relative aux zones périurbaines, est une élue préoccupée par la stratégie de la gauche dans  les  zones  périurbaines.  Loin  d’essentialiser  ces  espaces,  souvent  caricaturés  comme  concentrant  des  “petits blancs”  vivant  dans  des  “pavillons”,  elle s’attache à essayer de penser les réponses concrètes à apporter ces citoyens qui votent  souvent  à  droite  ou  très  à  droite, voire  s’abstiennent,  quand  tout  devrait les  pousser  à  l’adhésion  aux  principes et  idéaux  de  gauche.

 Préoccupée  par  la meilleure  façon  de  militer  dans  ces  zones,  elle  a  donc  alerté  ses  camarades du Parti sur un sujet important. L’action des élus socialistes et républicains avait été  déterminante  – notamment  grâce à  l’action  de  Christian  Paul –  pour  développer l’idée d’un “bouclier rural”. Lors de l’élection  présidentielle,  les  campagnes avaient  voté  très  majoritairement  pour François  Hollande.  Les  zones  périurbaines, situées entre 30 et 70 kilomètres des grandes  métropoles  ont,  elles,  davantage,  voté  pour  Nicolas  Sarkozy  (après avoir  donné  de  nombreux  suffrages  à Marine Le Pen)

Gaël Brustier