Frédéric Molossi

FredericMolossi

Conseiller général de Seine-St-Denis, conseiller municipal de Montreuil, Frédéric Molossi a choisi un engagement au plus près de ses  concitoyens

Arpenter les rues de Montreuil avec Frédéric Molossi est une leçon de politique locale, au sens le plus humain et noble du terme. Constamment salué par ses concitoyens, Frédéric Molossi engage facilement la conversation avec eux, parlant tour à tour des problèmes politiques nationaux ou de la vie quotidienne du quartier où il se trouve, notant les doléances, évoquant l’avenir du quartier. Frédéric Molossi est un enfant de Montreuil, fidèle à une histoire, celle d’une ville ouvrière, d’une terre d’immigration, d’une ville toujours très consciente de ce qui fait son unité et sa force, d’une ville aujourd’hui connectée à la création culturelle.

Ses parents ont toujours été à gauche, engagé syndicalement à la CGT pour le père de Frédéric, que sa mère, employée municipale à la ville de Montreuil, sensibilise à la connaissance de la commune, aux enjeux qui sont les siens et à ce que signifie servir la collectivité. Sensibilisé familialement, Frédéric ne tarde pas à passer à l’action… L’événement clé de la politisation de Frédéric Molossi ? le  10 mai 1981, où pour la première fois, à l’âge de 13 ans, il vit une liesse populaire et voit son père pleurer de joie : « je m’en souviendrai toujours comme si c’était hier » .

Investissement dans les quartiers

Très jeune en effet, Frédéric Molossi s’engage. D’abord à la JOC – Jeunesse ouvrière chrétienne – puis au Parti socialiste, à partir de 1986. Il se souvient s’être rendu très jeune à un rassemblement de SOS Racisme avec son père. Très jeune aussi, à vingt et un ans, il est élu conseiller municipal de

Montreuil, dans une majorité à dominante communiste dont Jean-Pierre Brard, qui a succédé à Marcel Dufriche, est le chef incontesté et qui, d’ailleurs, laisse difficilement contester ses choix. Minoritaire dans la majorité mais appartenant au parti désormais dominant de la gauche française, Frédéric Molossi travaille au service de la collectivité montreuilloise avec beaucoup de passion et une certaine dose d’abnégation : « Être minoritaire dans la majorité n’a rien de facile, c’est à la fois une opportunité d’agir et la participation à une relation davantage construite sur la surveillance et la défiance que sur la confiance ». Il suit en parallèle des études d’histoire et d’italien, commence par travailler au sein de l’Éducation nationale puis devient directeur administratif de la Fédération du Parti socialiste de Seine-St-Denis.

Élu donc au Conseil municipal en 1989, il devient surtout adjoint au maire en 1995 et s’occupe alors de la petite enfance, de l’enfance et de la jeunesse. En 2001, il est en charge de la santé, de l’hygiène et de la lutte contre le saturnisme. En 2008, le PS choisit de soutenir Jean-Pierre Brard. Cette fois les

Montreuillois ne lui renouvellent pas leur confiance et Frédéric Molossi se retrouve simple conseiller municipal dans l’opposition… tout en étant élu à l’assemblée départementale. L’investissement dans les quartiers paye en effet : Frédéric Molossi est élu conseil général de Montreuil-Nord au moment où les socialistes deviennent majoritaires dans le département. Ce canton jouxte Bagnolet, Romainville et Noisy le Sec et comprend la cité de la Noue.

Frédéric Molossi est aujourd’hui président de l’Établissement public des Grands Lacs de Seine, qui a pour mission de maintenir l’étiage de la Seine et de ses affluents ainsi que d’éviter ou contenir les crues. Une mission que Frédéric Molossi remplit avec un zèle remarqué : « c’est à la fois une découverte et un domaine passionnant », dit-il en expliquant qu’il s’agit de « sensibiliser les collectivités locales à une culture du risque » et à travailler de manière transpartisane en faveur de l’intérêt général.

Gaël Brustier