Pour une fonction publique ouverte et innovante

Visionnaire, Manuel Valls, alors Premier ministre, a demandé en juillet dernier au Conseil Économique, Social et Environnemental, un travail sur les “Perspectives d’évolution de la fonction publique et des principes qui la régissent”. C’est l’objet du rapport de Nicole Verdier-Naves et Michel Badré, adopté le 24 janvier 2017. Il fixe surtout un cadre méthodologique pour une feuille de route de moyen terme et balaie un univers connu : concertation, dialogue social, subsidiarité, évaluation, encadrement, égalité femmes/hommes, diversité, mobilité, pénibilité, apprentissage, contractuels, formation, qualité de la vie au travail, simplification, innovations, nouvelles technologies… Mais justement, par les temps qui courent, il est hardi d’affirmer qu’il faut « confirmer la validité du cadre statutaire pour l’emploi dans la fonction publique ».

L’avis adopté par le CESE est plus imaginatif en matière d’ouverture des recrutements, des progrès à réaliser en faveur de l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes notamment pour l’accès aux responsabilités, pour organiser concrètement les mobilités, renforcer l’aptitude au management de la haute fonction publique ou encourager l’ouverture à la diversité. Le CESE demande aux pouvoirs publics de répondre à quatre questions : quelles missions pour le service public, quels fonctionnaires, comment conduire le changement, comment s’adapter aux besoins nouveaux et prendre en compte les innovations ?
Pour Annick Girardin, ministre de la Fonction publique : « Ce rapport interroge notre futur modèle social à l’heure où la Fonction publique est l’objet de nombreux débats sur son rôle et sa place dans la société française. Loin des clichés, il propose une analyse fine d’un service public qui apparaît plus que jamais comme une protection en réponse aux nombreux défis de la société française : enjeux démographiques et sociaux, environnement, sécurité ou encore développement du numérique. ».

J. C.