Elsa Di Meo

Elue - Elsa Di MeoVar : la voie du renouveau

 

Secrétaire nationale du PS aux adhésions et membre du bureau national de la FNESR, Elsa Di Meo, conseillère régionale et municipale de Fréjus, est l’un des visages féminins qui relance l’espoir socialiste dans le sud. Engagée depuis le lycée – elle y vit ses premières manifestations – Elsa Di Meo se lance dans le militantisme lorsqu’elle fréquente l’Université d’Aix- Marseille. Elle y rejoint l’UNEF, le plus important syndicat étudiant, à l’occasion d’un combat contre les frais de scolarité illégaux. Elle prend des responsabilités. Son militantisme précoce associé à son ambition forte de changement la porte vers le combat contre le Front national. Le 21 avril 2002 est une date qui la marque durablement. Sa prise de position la propulse sur les plateaux de télévision pour défendre son engagement.

 

Elle décide d’adhérer au PS et continue ses études en sciences politiques à Nice puis s’installe à Fréjus en 2003. En plus de s’investir dans le milieu associatif local, Elsa Di Meo rejoint la section locale du PS. En 2006, elle mène la lutte des étudiants contre le CPE. Son engagement en politique est sans surprise. Elle se présente en 2007 aux élections législatives dans la 5e circonscription du Var, candidate du PS, du PRG et du MRC. Elle échoue, mais prend une place de plus en plus importante sur la scène politique est-varoise. Loin des “psittacismes” que certains de ses adversaires lui prêtent, Elsa di Meo poursuit sa lutte contre l’extrême-droite et s’implante durablement dans le paysage local. Naturellement, elle est tête de liste PS/Verts aux municipales de 2008 à Fréjus. Elle entre au conseil municipal. Dans la foulée, elle accède au Conseil national du PS et cosigne la motion de Bertrand Delanoë au congrès de Reims de 2008. L’année suivante, elle tente l’aventure européenne sur la liste de Vincent Peillon, dans le Sud-Est.

 

Expérience des dossiers

 

En 2012, Elsa Di Meo refuse l’investiture législative pour se concentrer sur ses mandats locaux. Son accession au conseil municipal lui a permis de s’approprier l’ensemble des dossiers, de les analyser et d’en extraire l’essentiel afin de trouver les solutions les plus adaptés aux Fréjussiens. « Mon intérêt personnel et ma carrière ne sont pas une priorité. Mon expérience de conseillère municipale d’opposition et de conseillère régionale m’ont permis d’acquérir une expérience que je souhaite partager avec tous les habitants de Fréjus », explique Elsa Di Meo. À la région, elle est chargée de la commission du développement soutenable, de l’énergie et du climat. Elle s’est aguerrie à la problématique de la gestion des déchets. Et la délégation sur l’eau et les risques naturels lui permet d’être en cohérence avec son territoire, parfois soumis aux inondations. Elsa Di Meo sera tête de liste de la gauche plurielle et républicaine pour faire face au Front national, qui a fait de Fréjus une cible en développant une crispation identitaire sur la jeunesse locale. « Cette crispation est complètement en inadéquation avec les réalités territoriales et elle est un terreau pour l’idéologie anti-pacifique frontiste », ajoute-t-elle. Quant à la droite sortante, elle est divisée et fragilisée par la non candidature du maire sortant et les nombreuses malversations mises à jour par l’opposition municipale au niveau des appels d’offres et des marchés publics.

Julien Bossu