Editorial, par Naïma Charaï

 

Quelque chose doit changer

Le 23 avril, le 7 mai, je voterai Benoît Hamon. Ce choix est celui de l’évidence.

Nous arrivons au bout d’un cycle. Les Français sont lassés. Fatigués qu’on leur dise qu’ils ne font pas assez d’efforts, qu’ils ne travaillent pas assez, pas assez durs. Fatigués d’un discours anxiogène et décliniste. Fatigués enfin d’avoir le sentiment d’avoir perdu tout pouvoir sur leur vie et le destin de leur pays. Quelque chose doit changer.

Le changement ne viendra pas de la brutalité xénophobe de l’extrême droite qui nous plongera dans le chaos ou dans l’ultralibéralisme de la droite totale de François Fillon. Le salut n’est pas plus à chercher du côté d’Emmanuel Macron dont le libéralisme béat et daté a déjà montré toutes ses limites. Ce n’est pas avec les solutions inefficaces d’hier que nous résoudrons les problèmes d’aujourd’hui et de demain.

Seule la candidature de Benoît Hamon ouvre la voie d’un futur possible et désirable.

Notre but est simple : redonner à nos concitoyens la maîtrise de leur vie et à nos territoires l’autonomie qu’ils méritent.

Redonner du pouvoir aux citoyens c’est leur permettre à tous de vivre dignement. La création d’un revenu universel d’existence, la hausse des minimas sociaux et du SMIC, ainsi qu’une politique déterminée de réduction de temps de travail permettront d’éradiquer la pauvreté, de réduire le chômage et donneront la chance à chacun de repenser son rapport au travail.

Redonner du pouvoir aux citoyens, c’est sortir la France de l’immaturité et de la fatigue démocratique dans laquelle elle se trouve plongée. L’instauration d’une VIe République et d’un 49.3 citoyen feront surgir les citoyens dans les processus de décision. Ce n’est pas en ayant peur du peuple que nous ferons reculer le Front national. La France et l’Europe ne souffriront jamais d’un excès de démocratie. C’est pourquoi, nous porterons l’intérêt des peuples au niveau européen.

La création d’un Parlement de la zone euro ouvrira la voie à l’alliance des gauches européennes et à la réorientation profonde de l’Europe afin qu’elle soit demain ce qu’elle aurait toujours dû être : démocratique, sociale, écologique.

Enfin, c’est au cœur de nos territoires que se forgeront les solutions de demain. Benoît Hamon souhaite promouvoir l’intelligence des territoires avec un troisième acte de la décentralisation. Cela passera par une grande stabilité institutionnelle, une visibilité financière, un pouvoir réglementaire local d’adaptation et un dialogue constant entre l’État et les collectivités. Il ne faut pas s’y tromper : la transition sociale, écologique et démocratique ne se fera pas sans les élus, sans les territoires et sans les citoyens.

La candidature de Benoît Hamon est une chance inouïe ; c’est notre seule chance à gauche. C’est le seul choix possible, le seul choix crédible et volontaire pour faire gagner nos idées, nos territoires et nos compatriotes.

Naïma Charaï,
conseillère régionale de la Nouvelle Aquitaine