Editorial, par François Rebsamen

  Construire les conditions du rassemblement

L’année 2017 qui s’ouvre sera marquée par trois temps majeurs de respiration démocratique pour notre pays : l’élection présidentielle, les élections législatives et, dans un certain nombre de départements, les élections sénatoriales.

Pour désigner sa candidate ou son candidat, le Parti Socialiste s’est associé, au sein de la Belle Alliance Populaire, à d’autres formations politiques pour organiser des primaires. Après nous avoir tant moqués en 2011, la droite s’est elle-même convertie à ce mode de désignation de son candidat. Et, disons-le, au regard de la mobilisation, avec un certain succès. Face à cela, nous avons l’impérieux devoir de réussir nos primaires, afin de donner à celle ou celui qui en sortira vainqueur la légitimité suffisante pour rassembler les forces de progrès et battre le candidat de la droite.

Le rassemblement est inscrit dans l’histoire même des grandes victoires de la gauche. Les élus le savent bien, eux qui au niveau local, font la démonstration quotidienne qu’il est possible de faire travailler, ensemble, les différentes formations de la gauche de gouvernement. Je sais combien chacun s’inquiète de voir la gauche arriver en ordre dispersé au premier tour de l’élection présidentielle, obérant mécaniquement nos chances de faire triompher nos valeurs et notre projet. Un nouveau 21 avril n’est pas impossible, et il est de notre devoir de construire les conditions du rassemblement.

Rien ne serait pire pour notre pays, pour notre unité nationale, pour nos services publics, pour la solidarité que la victoire de François Fillon dont le programme ultra-conservateur est à rebours de notre histoire. Dès le 30 janvier au matin, ce sera une bataille programme contre programme, valeurs contre valeurs qu’il nous faudra livrer, partout sur nos territoires pour que nos concitoyens comprennent ce que seraient les reculs, au quotidien, auxquels ils devaient faire face, si François Fillon venait à accéder à l’Élysée.

J’aurai d’ailleurs l’occasion, dès le 1er février, de réunir un Conseil national de la FNESR pour que nous arrêtions les conditions qui permettront à notre association de jouer tout son rôle dans la période électorale.

Avant cela, permettez-moi, en mon nom personnel comme au nom du bureau national de la FNESR, de vous souhaiter, à chacune et à chacun, une belle année et heureuse année 2017.

François Rebsamen,
président de la FNESR