Editorial, par Christophe Borgel

Aux urnes citoyens

La primaire est devenue un grand rendez-vous démocratique dans l’élection présidentielle. Les primaires citoyennes de la gauche et des écologistes doivent permettre la mobilisation et le rassemblement. Si l’on écoute les commentateurs la gauche a déjà perdu l’élection présidentielle mais les mêmes nous expliquaient qu’Alain Juppé était président de la République. Rien n’est écrit cela dépend de la mobilisation de ce week-end, elle conditionne notre crédibilité, cela dépend du rassemblement de la gauche, il conditionne notre présence au second tour.

Les conditions sont réunies pour la réussir. Sympathisants ou militants sont attendus les 22 et 29 janvier (21 et 28 janvier en Outre-mer) pour désigner celui ou celle qui incarnera notre projet face à la droite et à l’extrême droite. Près de 35 000 volontaires tiendront les 7 500 bureaux de vote qui couvriront l’ensemble du territoire. La localisation des bureaux de vote est accessible par le biais du site www.lesprimairescitoyennes.fr. Les Français de l’étranger pourront voter, quant à eux, par voie électronique. Et les résultats seront facilement communiqués via une application smartphone et/ou un webservice. Je sais que les élus, aux côtés des fédérations, ont été attentifs et facilitateurs, pour que nous puissions déployer nos bureaux de vote dans les meilleures conditions. Je souhaite les en remercier.

Dans cette primaire nous avons démontré que la gauche pouvait débattre sans s’invectiver.

Au-delà des campagnes menées par nos différents candidats, les temps forts de la primaire auront été les trois débats. Ces derniers ont effectivement permis à chacun des sept candidats de faire entendre ses propositions sur les grands sujets qui préoccupent les Français (emploi, école, sécurité, environnement…). Des différences d’approches se sont révélées, c’est le principe des primaires, et nous devons nous réjouir d’avoir contribué à faire vivre le débat démocratique.

À l’issue de la primaire, il nous incombera, par-delà les nuances et les engagements personnels, de se rassembler autour du candidat sorti vainqueur.

Faute de rassemblement de la gauche, des progressistes, alors nous laisserons à nos concitoyens le choix entre le projet ultra-conservateur de M. Fillon et le projet d’exclusion totale de Mme Le Pen. Nous ne pouvons l’accepter.

Christophe Borgel,
président du Comité national d’organisation des primaires