Défendre la décentralisation et l’autonomie financière des collectivités locales

Après 40 ans de décentralisation portée par le Parti socialiste, on assiste à une recentralisation qui semble être la marque de fabrique du nouveau gouvernement. À quelques jours du scrutin sénatorial, le parti socialiste, avec Rachid Témal, Nadège Azzaz, et François Rebsamen, président de la FNESR, ont, lors d’une conférence de presse commune, dénoncé la casse sociale et territoriale. De l’avis du Parti socialiste, le gouvernement remet concrètement en cause l’autonomie financière des collectivités locales : la suppression de la taxe d’habitation, le nouvel effort financier demandé aux collectivités, l’annulation de 216 millions de crédits pour l’investissement dans les territoires ruraux, l’annulation de 46 millions pour la politique de la ville et de 35 millions pour l’aménagement du territoire, la suppression des contrats aidés, mettent à mal les services publics de proximité.
Citant l’exemple de la suppression annoncée des emplois aidés, Rachid Témal concède que « c’est mettre la clef sous la porte pour les communes les plus modestes ». Pour le président de la FNESR, « défendre les collectivités, c’est défendre le quotidien des Français ». François Rebsamen demande au gouvernement une ligne précise alors que les annonces sont pour le moins contradictoires. Le maire de Dijon engage donc le gouvernement à respecter sa parole « Les collectivités territoriales ont besoin d’avoir un pacte de confiance, plutôt qu’un pacte de défiance ». L’ancien ministre du Travail ajoute que « les efforts faits par les collectivités locales ont été importants, aujourd’hui les fruits de ces efforts sont là. Nous ne comprenons pas ce qui peut justifier de nouveaux efforts ».
B. B.