« De quoi la COP 21 est-elle l’expression ? », par Christophe Bouillon

C. Bouillon ŽditoC’est d’abord un constat : le changement climatique, c’est maintenant ! Les dérèglements climatiques impactent déjà fortement notre environnement (hausse du niveau de la mer, phénomènes climatiques extrêmes, agricultures, fontes des glaciers, acidification des océans, etc.). Les communes n’y échappent pas (sécheresses, inondations, érosion des côtes, etc.). Ce constat est «irréfutable et sans équivoque» pour reprendre les mots des derniers rapports du GIEC. On ne peut pas rester les bras croisés ou les bras ballants.

La COP 21, c’est aussi un combat, c’est même le combat du siècle : réduire les émissions de gaz à effet de serre pour limiter l’augmentation des températures à 1,5 °C ou 2 °C. Dans ce combat, les communes ont un rôle important à jouer. Elles sont en première ligne. On l’a vu en juillet dernier à Lyon avec le rassemblement “Sommet mondial Climat et Territoires” à l’initiative de Bernard Soulage et de Ronan Dantec. On sait bien que les contributions des États ne suffisent pas à atteindre cet objectif. Avec l’Agenda des Solutions, territoires et entreprises apportent leurs contributions et portent des innovations. Car ne l’oublions pas, les communes sont aussi de formidables laboratoires. Elles ont un temps d’avance dans la production d’énergies renouvelables. Elles savent ce que veulent dire sobriété et efficacité énergétiques. Les nombreux territoires à énergie positive (TEPOS) qui poussent comme des champignons, en témoignent. D’ailleurs, la loi transition énergétique pour une croissance verte, portée par Ségolène Royal et promulguée en août 2015, leur donne des outils supplémentaires et consacre leur rôle déterminant dans plein de domaines, notamment dans l’économie circulaire, le transport, les énergies renouvelables, la biodiversité, ou encore la lutte contre la précarité énergétique.

La COP 21, c’est enfin un accord. On le veut universel, ambitieux, contraignant, différencié et financé. Il est à portée de main. Mais ce n’est pas une fin en soi. Il faudra le vérifier en permanence et l’améliorer régulièrement. Et dans cet exercice, là encore les collectivités locales sauront être au rendez-vous !

Christophe Bouillon, député et conseiller départemental de Seine-aritime, conseiller auprès du 1er secrétaire du PS pour le développement durable et la COP 21

Cet éditorial est extrait de la lettre de Communes de France n°235 du 1er décembre 2015

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