De nouveaux outils de gestion des risques en agriculture

Le Sénat a adopté à l’unanimité la proposition de loi PS déposée à l’initiative de Franck Montaugé (Gers), Henri Cabanel (Hérault) et du président Didier Guillaume sur la gestion des risques en agriculture. « Il s’agit d’initier la mise en œuvre et de contribuer au développement progressif d’un instrument de stabilisation du revenu agricole », a souligné Franck Montaugé. Un impératif dans le contexte de crise qu’ils traversent. Les sénateurs proposent des mécanismes concrets permettant une meilleure gestion des risques en développant une politique contracyclique qui, à terme, garantira un revenu aux agriculteurs. Au cœur de ce texte, la création dans chaque région d’un fonds de stabilisation des revenus agricoles, au plus tard au 1er janvier 2018, afin d’offrir un filet de sécurité aux agriculteurs. Ces fonds permettront d’assurer une compensation en cas de baisse de revenus supérieure à 30 %. La proposition de loi aborde également la question de l’après 2020 pour la PAC. Les sénateurs PS y défendent un changement de modèle, axant la PAC sur la gestion des risques plutôt que sur l’unique soutien direct à l’hectare. Sur ce sujet, le texte prévoit la remise d’un rapport gouvernemental au Parlement détaillant la position de la France sur la réforme de la PAC avant le 31 mars 2017. Le groupe socialiste s’est félicité de l’adoption à l’unanimité de sa proposition de loi qui tourne le monde agricole vers l’avenir : « Que seront nos territoires si demain l’agriculture disparaît car elle n’aura pas su se doter d’outils modernes ? », a observé Henri Cabanel.