La culture, vecteur 
de l’émancipation

Fontanel  Au niveau national comme à l’échelle locale, les socialistes poursuivent leur action de fond en faveur de la culture, de la création et de la diffusion auprès de tous les publics.

Il y a bien sûr la loi liberté de la création, architecture et patrimoine, adoptée par le Parlement le 29 juin. C’est un texte important qui défend une conception ambitieuse de la culture et participe au renforcement de notre modèle culturel français.

Avec son article 1er qui inscrit pour la première fois dans la loi le principe de la liberté de création, elle adresse un message fort en direction des artistes et invite dans le même temps au dialogue et au respect de la diversité culturelle.

Le texte reconnaît aussi clairement l’apport artistique de la création architecturale, simplifie et renforce les dispositifs de protection patrimoniale avec un nouveau label pour le patrimoine architectural de moins d’un siècle et le dispositif unifié des “sites patrimoniaux remarquables”.

Mais protéger la création artistique et soutenir le spectacle vivant implique aussi de protéger le cadre de travail des artistes et des professionnels de la culture. C’est désormais le cas, grâce au gouvernement et aux partenaires sociaux, avec l’aboutissement d’années de discussion autour du régime de l’intermittence : ses spécificités sont enfin reconnues et son équilibre financier assuré.

La jeunesse est par ailleurs bien au cœur de nos politiques culturelles, convaincus du pouvoir de l’art et la culture comme vecteur d’émancipation individuelle, de découverte et d’affirmation de soi et de la diversité du monde. Désormais inscrite parmi les enseignements fondamentaux à l’école, l’éducation artistique et culturelle constitue l’outil premier de la transmission et de la démocratisation culturelle et a vu à ce titre ses moyens progresser de 80 % depuis le début du mandat.

Les politiques culturelles doivent disposer des moyens de leur ambition pour que la réalité des projets concrétise le volontarisme des discours. Le Président de la République vient ainsi d’annoncer une augmentation sensible du budget du ministère de la Culture et de la Communication pour l’année prochaine. Les collectivités locales, premiers acteurs des politiques culturelles dans les territoires, ont elles aussi un rôle essentiel à jouer. Elles ont été nombreuses, depuis 2015, à conclure un Pacte culturel avec l’État afin d’affirmer leur volonté de sanctuariser les moyens consacrés aux politiques culturelles en refusant de faire de ces budgets une trop facile variable d’ajustement aux contraintes financières.

Ceux qui remettent aujourd’hui en cause la liberté de création et le principe même des politiques culturelles s’attaquent en réalité à nos modes de vie et à nos libertés fondamentales. En défendant ces principes et ces valeurs, au niveau national comme dans nos collectivités locales, nous défendons une certaine vision de la société et de l’émancipation individuelle.

Alain Fontanel,
1er adjoint au maire de Strasbourg en charge de la culture 
et du patrimoine,
délégué national Culture de la FNESR

267 editorial