Le Cese réaffirme son engagement dans la lutte contre la grande pauvreté

Il y a trente ans, le 11 février 1987, le Conseil économique et social adoptait l’avis “Grande pauvreté et précarité économique et sociale”. Cet avis, présenté par le Père Wresinski, a inspiré de nombreuses politiques publiques, comme le Revenu Minimum d’Insertion, le Fonds de Solidarité Logement ou encore la Couverture Maladie Universelle. À l’occasion de son trentième anniversaire, le CESE a adopté, en présence du Président de la République, une nouvelle résolution visant à poursuivre la lutte contre la grande pauvreté. En, 2017, constate François Hollande « Il y a toujours une pauvreté qui s’est installée, qui s’est, hélas, pour un certain nombre de nos compatriotes, étendue, aggravée. Il y a aussi une précarité qui est non seulement celle du travail, mais aussi celle du logement et parfois celle de l’accès à l’énergie. La précarité énergétique est sans doute l’une des plus difficiles à résorber, et une des plus difficiles à vivre ».

Un récent sondage Ipsos révèle que 83 % des Français attribuent la responsabilité de ce combat à l’État contre 45 % aux collectivités locales et que la majorité d’entre eux s’implique dans la lutte contre la pauvreté via des dons en nature. « Le progrès, voilà le mot qu’il faut mettre en face de la pauvreté. C’est un débat continu. Est-ce que le progrès permet de réduire la pauvreté à lui seul ? Non, il y faut une volonté humaine. Mais il n’y a pas de réduction de la pauvreté sans progrès et c’est cet idéal de progrès qu’il faut continuer à porter : le progrès humain, le progrès social, le progrès écologique, le progrès économique. C’est aussi ce message qu’il y a trente ans le Père Wresinski et tous ceux qui ont adopté ce rapport ont voulu adresser à la société qu’ils pouvaient connaître. La nôtre est en devoir de poursuivre ce message à travers les actions engagées », a conclu François Hollande.

J B