Benoit Hamon et Michèle Delaunay portent une attention particulière à la protection des résidents en maison de retraite

La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a rendu publique son enquête annuelle sur la protection économique des résidents en maisons de retraites. Il est souligné que les contrôles n’ont pas porté sur la qualité des soins et la prise en charge médico-sociale, qui relèvent d’autres autorités de surveillance.

Sur un panel de 25% du total des places qui n’inclut pas les établissements habilités à l’aide sociale (qui forment la très grande majorité des établissements), le taux d’infractions aux règles de protection économique du consommateur demeure très élevé (48% des 278 établissements contrôlés), même si moins élevé que l’an passé (59%). Les anomalies concernant l’information sur les prix, y compris des prestations rendues par des tiers (coiffure, esthétique, etc.) dans les EHPAD, restent très nombreuses et représentent plus de la moitié des infractions relevées.

Fort de ce constat, le Gouvernement mène une action déterminée pour renforcer la protection économique des personnes âgées et dépendantes et de leurs familles. Cette action trouve notamment des réponses dans la loi relative à la consommation, avec la prohibition de la facturation de prestations d’hébergement qui n’ont pas été délivrées et interdit la facturation de frais de remise en état de la chambre en l’absence d’un état des lieux dressé à l’arrivée du résidant.

D’autre part, le projet de loi d’adaptation de la société au vieillissement qui sera présenté le 9 avril en Conseil des ministres poursuivra cette démarche en encadrant mieux la revalorisation annuelle des tarifs d’hébergement dans les EHPAD non habilités à l’aide sociale, et en définissant un socle de prestations de base devant être inclus dans le tarif hébergement. La comparaison des tarifs entre établissements sera ainsi facilitée. Un site internet grand public géré par la CNSA publiera l’ensemble des tarifs des établissements.

Dans un même temps, les ministres demandent aux services de l’État de poursuivre les contrôles et les suites contentieuses.

Le gouvernement se mobilise ainsi pour plus de transparence et de régulation des tarifs dans les maisons de retraite, indispensables pour accompagner la perte d’autonomie dans des conditions de qualité et de dignité, au côté des professionnels du secteur qui, dans leur majorité, font preuve d’un haut niveau d’engagement au service des personnes âgées.

Sur le sujet :

Le portail du ministère des Affaires sociales et de la Santé

Le trimestriel de Communes de France consacré à l’adaptation de la société au vieillissement de la population