9 morts par jour sur les routes, c’est encore trop !

Les chiffres de la sécurité routière sont bons. Manuel Valls, le ministre de l’Intérieur, a présenté le bilan de l’accidentalité routière pour l’année 2013. L’année passée est celle d’un record, celui de plus petit nombre de tués sur les routes. La France est passée sous la barre des 4000 morts par an qui semblait difficile à réduire. En 2013, 3 250 personnes ont perdu la vie sur les routes. « C’est encore trop », estime le ministre. Tous les efforts sont faits pour réduire ce chiffre. Entre 2012 et 2013, cela représente 400 vies épargnées, soit une baisse de 11 %. Les deux dossiers sensibles de la prévention routière restent les motards et les jeunes permis. « Je suis prêt à mettre tous les moyens en oeuvre pour atteindre l’objectif de la barre symbolique des 2 000 morts par an », précise Manuel Valls. La vitesse est la première cause d’accident mortel suivi de très près par l’alcool, respectivement 25 et 24 %.

Les collectivités locales sont impliquées dans la lutte contre la mortalité routière. Elles sont représentées au Conseil national de la sécurité routière (CNSR), présidé par Armand Jung, député du Bas-Rhin. Lieu de débats et instance de conseil pour le gouvernement en matière de sécurité routière, il a été relancé par Manuel Valls en 2012. « L’ensemble de ses travaux permettra de préparer un comité interministériel de la sécurité routière avant l’été sur la base d’une expertise scientifique et d’une concertation la plus ouverte et la plus approfondie. C’est le gage de mesures adaptées nous permettant à tous, collectivement, de progresser », indique le ministre de l’Intérieur. La baisse générale de la mortalité profite aussi aux cyclistes (-7%) alors que l’usage du vélo est en pleine croissance. Le Club des villes et territoires cyclables demande ainsi « une augmentation des aménagements et un renforcement de la visibilité des cyclistes ». « Ce n’est que collectivement que nous pourrons gagner la bataille de la sécurité routière », souligne Manuel Valls.

J.B

Cette brève est extraite de la newsletter n°150 de Communes de France