Philippe Tarillon

Elu -Philippe TarillonFlorange côté avenir

 

Maire de Florange et président de la Communauté d’agglo du Val de Fensch, Philippe Tarillon est président du groupe socialiste au Conseil général de la Moselle.

 

Ce quinqua, né à Thionville, fils d’un père mosellan du « sol noir » et d’une mère originaire de Florange, dont le père a été maire de cette commune de 1935 à 1965, est fier de ses origines populaires et de ses études poursuivies à l’école de la République. Après Sciences po et à l’Ena, Philippe Tarillon entame une carrière dans l’administration au ministère des Finances.

Il fait très vite le choix de s’impliquer dans la vie locale et décide de revenir dans sa région. Après avoir été admis à un concours de la Commission européenne, il devient administrateur aux institutions européennes au Luxembourg, proche de Florange, ce qui facilite son implantation locale. Élu au conseil municipal en 1989, Philippe Tarillon a d’abord été adjoint durant deux mandats avant d’être élu maire en 2001. En 2008, il devient président de la Communauté d’agglomération du Val de Fensch. Pour se consacrer pleinement aux missions qui lui ont été confiées par les électeurs, il met entre parenthèses sa carrière. « Cumuler emploi et fonctions électorales était devenu trop lourd », note Philippe Tarillon, qui précise au passage l’importance d’un statut de l’élu« indispensable, surtout en cas de retour à la vie professionnelle ».

 

Cap sur la culture

 

Résolument optimiste, Philippe Tarillon souhaite donner « une image moins catastrophique du conflit qui touche la sidérurgie, qui occulte le reste ». Fortement touché par la crise de la sidérurgie, dans une région où le niveau de chômage est de 2 à 3 points supérieur à celui de la moyenne nationale, le bassin de vie du Val de Fensch voit la sociologie de la population fortement évoluer, notamment en raison des transfrontaliers. « Le Val de Fensch est un territoire qui bouge, qui innove, qui a des projets », précise Philippe Tarillon qui ne veut pas se contenter d’être la vallée résidentielle du Luxembourg : « Quand le Luxembourg est un peu enrhumé, nous avons la grippe ».

Changer l’image d’une commune passe souvent par la culture. C’est ce qu’a fait Florange avec la construction en 1994 du centre culturel La Passerelle. « C’est devenu au fil du temps un élément important de l’identité de notre commune, précise Philippe Tarillon. C’était un pari loin d’être gagné, il a fallu changer les habitudes ». Le maire de Florange note que les artistes qui se sont associés à la vague de solidarité à l’égard de Florange, comme Guy Bedos ou Bernard Lavilliers, se sont un jour ou l’autre produit sur la scène de La Passerelle.

Florange, ville symbole d’un combat pour l’industrie, est une ville qui sait la valeur et le sens de la solidarité. Florange, c’est le plus gros CCAS de Moselle avec 40 salariés temps plein. C’est aussi une épicerie sociale et du tutorat en chantier d’insertion qui concerne toutes les tranches d’âge. Le jardinage est un bel exemple de chantier d’insertion qui permet d’alimenter l’épicerie sociale avec les légumes cultivés. Philippe Tarillon est fier de l’ouverture, prévue fin 2013, de la Maison de la solidarité qui regroupera sur un même lieu tous les services sociaux florangeois autour de l’épicerie sociale.

Des projets, Philippe Tarillon n’en manque pas notamment au niveau de l’intercommunalité, avec un programme de restauration de la Fensch, plan à grande échelle de prévention des inondations de la rivière et de ses affluents. 5 millions de travaux ont déjà été engagés sur les 15 prévus. Le maire de Florange souhaite également donner un nouveau souffle à La Passerelle en confiant la gestion à l’intercommunalité.

Sur le plan départemental tous les espoirs sont permis : « La nouvelle organisation peut être favorable à la gauche », confie Philippe Tarillon, qui n’exclut pas de voir le département basculer aux prochaines cantonales.

Brigitte Bossu