« En 2016, on continue le redressement », par Jean-Christophe Cambadélis

Cambadélis

Permettez-moi d’emblée de vous adresser mes vœux les plus chaleureux pour 2016. Fêter la nouvelle année n’est pas anodin, cela permet de penser précisément en années, de quitter pour un moment la frénésie des chaînes d’information en continu qui comptent en seconde.

En prenant un peu de recul et en considérant notre pays, que voyons-nous ? Que, malgré tout, son redressement est en cours depuis 2012. Malgré les déficits dont nous avons hérité, malgré une conjoncture mondiale atone. Oui, la France se redresse, malgré les défis immenses qui nous assaillent. Le péril terroriste tout d’abord, qui nous a percutés l’an passé et nous percutera encore. Le défi écologique ensuite, que la COP21 a enfin placé au cœur des préoccupations mondiales mais qu’il s’agit de concrétiser. Le défi migratoire enfin, qui interroge les fondements mais aussi les racines humanistes de l’Europe, donc son avenir.

Oui, malgré ces contraintes gigantesques, le pays se redresse. C’est tout le sens du quinquennat de François Hollande et donc le fil rouge des gouvernements de Jean-Marc Ayrault et Manuel Valls. Depuis 2012, beaucoup a été fait : banque publique d’investissement, pacte de responsabilité, baisse de l’impôt sur le revenu, prime d’activité, compte social universel, compte pénibilité, compte personnel d’activité, plan de relance de l’apprentissage, plan pauvreté, garantie jeunesse…

Les résultats sont là, trop faibles encore mais ils sont là : Après 5 années de croissance zéro, la croissance a été de 0,3 % en 2013, 0,4 % en 2014 et de 1,2 % pour 2015. Le chômage a connu une petite baisse en octobre et en novembre. Les efforts commencent à produire leurs effets. Désormais, il faut mettre cette dynamique qui s’est enclenchée au service de la lutte contre la précarité.

La droite ne veut pas en entendre parler, elle propose à la place le programme le plus libéral depuis 1945. Messieurs Juppé, Sarkozy, Fillon et Le Maire sont d’accord sur une chose : mettre notre modèle social à la casse avec une politique économique et sociale ultra-austéritaire sur fond de vision politique réactionnaire.

La Gauche ne laissera pas faire. Nous nous battrons, mais avec un nouveau mouvement, celui des citoyens, des associations et des personnalités attachées au progrès et à la justice : c’est l’alliance populaire, une belle alliance. Pour faire ce rassemblement, pour assurer le redressement de la France et de la République réelle, nous avons besoin des élu-e-s qui connaissent leurs territoires et notre pays mieux que quiconque. Oui, cette alliance, c’est la vôtre.

Jean-Christophe Cambadélis, Premier secrétaire du Parti socialiste

Cet éditorial est extrait de la lettre n°241 du 17 janvier 2016