L’élue de la semaine : Sara Ferjule

L’engagement par le social

Première adjointe au maire de Pontault-Combault (Seine-et-Marne), Sara Ferjule est chargée de l’éducation et de l’enfance. Elle fait de son engagement social la ligne de conduite de sa politique

Sara Ferjule vient du monde associatif. Elle travaille pour une association qui œuvre pour l’hébergement d’urgence et l’insertion. Avant cela elle avait travaillé au sein de deux collectivités territoriales. « J’ai choisi de faire des études dans le social car cela correspond à mes convictions », rappelle Sara Ferjule, qui en parallèle est bénévole dans une association de prévention spécialisée : La Brèche. Elle en sera la vice-présidente. Sa lutte contre les inégalités se concrétise également par un engagement auprès des « Restos du cœur ».

C’est une rencontre avec Monique Delessard qui la fait passer dans le monde politique. « La maire de Pontault-Combault m’a demandé de rejoindre sa liste pour les élections municipales de 2014. Au départ, elle ne souhaitait pas se représenter, mais la demande a été plus forte et Monique Delessard a monté une liste renouvelée de moitié et ouverte sur la société civile. C’est ainsi que j’ai rejoint cette liste d’alliance de la gauche qui défend les valeurs que je prône », explique Sara Ferjule, qui est installée depuis plus de vingt ans à Pontault-Combault. Elle apporte son expérience du fonctionnement d’une collectivité et de son engagement dans le social. Par la suite, elle adhère « par conviction » au Parti Socialiste en 2015.

Améliorer le quotidien

Dans sa courte carrière politique, elle a déjà eu l’occasion de vivre deux campagnes municipales. celle de 2014 ayant été annulée suite à un recourt déposé par l’opposition. En 2015, sa liste est de nouveau élue. « L’impact national de la défiance vis-à-vis de PS ne nous a pas trop touché. La maire sortante a su mettre en avant son bilan et ses projets pour la commune. Je garde le souvenir d’une campagne passionnante, très riche en rencontre », ajoute-t-elle.

Sara Ferjule avait la volonté de s’occuper des questions sociales mais la maire a su la convaincre de prendre en charge les problématiques de l’éducation et de l’enfance, fonction qu’elle avait elle-même occupée auparavant. L’équipe municipale mène une politique forte en faveur de la jeunesse. « Je suis arrivée lors de la mise en place de la réforme des rythmes scolaires. Nous avons travaillé avec l’ensemble des acteurs pour savoir ce qui était le plus adapté. Aujourd’hui nous sommes revenus à la semaine des 4 jours suite à un plébiscite des parents et du monde enseignants. Nous avons tiré un bilan de cette expérimentation afin de modifier les pratiques. Le monde associatif est dorénavant plus présent dans les enceintes scolaires », explique Sara Ferjule, qui a également conduit la mise en œuvre du projet d’école numérique. Cette démarche se place dans la continuité de ce qui se fait déjà dans les collèges. « Au rythme d’une classe d’âge par an, toutes les écoles de la ville sont équipées de tableaux numériques et de tablettes. Là aussi nous changeons les pratiques », précise Sara Ferjule. Ces changements se font en lien avec l’inspection académique afin d’accompagner les enseignants dans la prise en main de ce nouveau matériel. La municipalité y a également dédié un service informatique.

Redonner la parole aux enfants

Pour la deuxième partie de son mandat, Sara Ferjule ne manque pas de projets. Elle tient à redonner vie au conseil municipal de la jeunesse. « Nous souhaitons participer ainsi à la formation à la citoyenneté et accroître la représentation des enfants », déclare Sara Ferjule, qui annonce également la remise en place du carnaval municipal. « Ce dernier sera placé sous l’égide de la culture et se fera en concertation avec les écoles, le centre de loisirs et les associations », conclut Sara Ferjule.

Julien Bossu

N.D.L.R. Le Conseil municipal de Pontault-Combault réuni le 22 janvier a procédé à l’élection d’un nouveau maire, Gilles Bord remplace Monique Delessard qui a choisi de mettre fin à son mandat de maire après dix années d’investissement.