L’élue de la semaine : Isabelle Cozic-Guillaume

 Proximité, solidarité et dialogue

Secrétaire de la section socialiste d’Arnage, Isabelle Cozic-Guillaume est conseillère départementale de la Sarthe, élue du canton Le Mans Sud-Arnage

Isabelle Cozic-Guillaume baigne depuis toute petite dans la politique. Issue d’une famille très investie à gauche, elle a grandi avec un père syndicaliste qui lui a transmis son combat pour la défense des valeurs sociales. « Je garde un joyeux souvenir de la victoire de François Mitterrand lors de l’élection présidentielle de 1981. J’en suis encore marquée aujourd’hui », explique Isabelle Cozic-Guillaume. Sa belle-famille est également politisée, son mari, Thierry Cozic, est le maire socialiste d’Arnage, commune où ils résident. C’est cette ambiance familiale qui l’a conduite, à s’impliquer plus en politique, et c’est tout naturellement qu’elle se tourne vers le MJS lorsqu’elle est au lycée. Puis, alors qu’elle est encore étudiante à la faculté du Maine, elle s’engage dans le combat contre le projet de loi Devaquet. « J’ai choisi la filière AES car elle fait le lien entre l’administration et les collectivités territoriales », précise Isabelle Cozic-Guillaume.

Le choix de la politique
Jeune active, elle effectue des remplacements pour l’Éducation nationale. Elle met à profit le temps dont elle dispose pour s’investir davantage, que ce soit dans le monde associatif ou dans la politique et rejoint le Parti Socialiste en 1997. « Cette année là, Jaques Chirac nous fait le cadeau de dissoudre l’Assemblée nationale. J’ai activement participé aux campagnes des candidats à ces élections législatives puis, pour les élections cantonales de 1998 », ajoute Isabelle Cozic-Guillaume. A la suite de ces élections, les règles changent au sein des Conseils généraux : les élus d’opposition ont maintenant le droit d’avoir un groupe. « Je suis donc entrée au Conseil général et je me suis occupée du groupe des élus de gauche. Une première pour une opposition. C’était une petite révolution de lui accorder des moyens pour qu’elle puisse travailler », confie Isabelle Cozic-Guillaume. Elle y restera jusqu’en 2015, date à laquelle elle devient l’assistante parlementaire de Guy-Michel Chauveau, député de la Sarthe, avant de devenir la collaboratrice de la sénatrice Nadine Grelais-Certenais.

Elue du terrain
En 2015, elle saute le pas et rejoint Christophe Counil, conseiller général sortant, pour former un ticket paritaire avec lui aux élections départementales. « C’est étrange de se présenter à une élection et de faire campagne pour soi et non plus pour quelqu’un d’autre. J’ai joué la carte de la proximité avec énormément de porte-à-porte et d’explications de notre projet pour le territoire », explique Isabelle Cozic-Guillaume, qui ajoute :  « D’ailleurs, ce ticket paritaire a changé les mentalités et les manières de fonctionner de l’institution. Depuis les dernières élections, il y a plus de femmes, il y a aussi eu un rajeunissement des élus ».
Elle accompagne les travaux de reconstructions de deux collèges sur son canton, l’un sur Arnage, l’autre dans les quartiers sud du Mans. « L’attente de la population était forte sur ces rénovations. L’architecture de ces nouveaux bâtiments agit pour la valorisation de ces quartiers parfois délaissés. De plus, ces deux nouveaux collèges passeront au numérique ». Un autre projet lui tient à cœur, celui d’une Maison de santé, sur son canton qui peut rapidement tomber dans le désert médical. « Nous en sommes encore à la phase de projet et de discussions avec un médecin. C’est à nous d’anticiper son départ à la retraite pour ne pas nous retrouver dans une situation où il n’y a plus de docteur sur le territoire. Cette Maison de santé serait une opportunité de faire venir de jeunes médecins », assure Isabelle Cozic-Guillaume.
Le Conseil départemental se doit de faire le lien entre rural et urbain. Il est l’échelon de la solidarité. « Le transfert de cette compétence serait une catastrophe pour les territoires. La fin des départements ce n’est pas pour tout de suite. Les maires et les conseillers départementaux sont facilement accessibles pour les citoyens », conclut Isabelle Cozic-Guillaume qui n’envisage pas pour le moment d’autre mandat.

Julien Bossu