L’élu de la semaine: Amine El Khatmi

© Mathieu Demestre

© Mathieu Demestre

Au service des quartiers Nord d’Avignon

Jeune élu des quartiers Nord d’Avignon, Amine El Khatmi a déjà acquis une solide expérience politique

Pendant les difficiles soirées de mars 2014, une lueur d’espoir est parfois venue ponctuer la morne litanie des défaites électorales de la gauche. Avignon restera comme l’une des bonnes nouvelles de ces élections municipales pour la gauche : Cécile Helle l’emporte nettement ce soir-là face au Front national et à une UMP discré­ditée. Dans cette nouvelle équipe, un jeune élu déjà expérimenté en politique : Amine El Khatmi.

Adjoint au maire au quartier nord, où il a grandi, et conseiller com­munautaire à l’agglomération, Amine El Khatmi concrétise par l’engagement électif dans sa ville d’origine une implication mi­litante de tous les instants déjà ancienne. Il adhère au PS en 2003, à l’âge de quinze ans. Il s’engage en politique après le choc du 21 avril 2002. Il choisit définitivement son camp en 2003, quand la mairie de droite ferme les centres sociaux de la ville, qui travaillent pourtant auprès des habi­tants, animent le soutien scolaire et per­mettent à de nombreux enfants de partir en vacances. Conseiller régional jeune, il rencontre Cécile Helle et Michel Vauzelle et s’investit au PS.

Pratique et réflexion

À seulement 26 ans, Amine El Khatmi a déjà participé à de nombreuses batailles électorales et s’est impliqué à des degrés divers dans plusieurs combats. C’est d’abord auprès d’Arnaud Montebourg qu’il bataille. On le voit même militer dans la Bresse lors des législatives de 2007, à une période où la réélection du député est plus que tangente. Il parcourt les communes de la Bresse pour faire ré­élire son champion. Mais la grande ren­contre politique d’Amine El Khatmi reste Ségolène Royal. Entre 2006 et 2007, il est un militant infatigable du « ségolénisme » qui parcourt la France en tous sens pour soutenir la candidate socialiste. De mee­ting en meeting, chargé avec d’autres jeunes d’animer la campagne de Ségo­lène Royal, il se confronte très tôt à la réalité difficile mais exaltante d’une cam­pagne présidentielle. Une émission de té­lévision choisit de le suivre et de faire son portrait, celui d’un jeune militant qui vit intensément la campagne présidentielle et dont le combat prend le pas sur tous les autres aspects de sa vie. Médiatisé très jeune, il apprivoise donc très tôt le sys­tème médiatique.

En parallèle de ses études, il travaille pour les financer. Il est notamment collabora­teur du Président du Conseil général de l’Allier, puis à l’Assemblée nationale. Il retire de ces différentes fonctions auprès d’élus une expérience utile et précoce. Mi­litantisme, professionnalisme et réflexion sont, à ses yeux, indissociables. Particu­lièrement attentif aux débats et aux idées en cours au sein de la gauche, il choisit donc désormais d’allier la pratiquer lo­cale à la réflexion qui l’anime. Aujourd’hui élu dans la ville où il a grandi, il peut mettre en pratique ce qu’il a appris. À la fois au milieu de ses concitoyens, dans la proximité de chacune et chacun, s’inves­tissant auprès des associations locales, comme l’épicerie sociale de son quartier, mais également s’attachant à participer aux débats internes à la gauche, en pre­nant volontiers position. Il manifeste un véritable attachement à l’idée de travail d’équipe, notamment avec sa collègue à l’urbanisme et conseillère régionale, Christine Lagrange.

Dans le Vaucluse, Front national, UMP et groupes d’extrême-droite locaux sont de plus en plus imbriqués. L’élection de Cé­cile Helle à la mairie d’Avignon n’est pas un aboutissement mais un début. Il est fermement décidé à mener le combat po­litique pour ses idées et leur application. Cela commence dans les quartiers Nord d’Avignon…

Gaël Brustier

Ce portrait est extrait de la lettre des élus socialistes et républicains n°181 du 6 octobre 2014

Abonnez-vous à Communes de France