L’élu de la semaine: Nicolas Charnelet

Nicolas CharneletFormation continue

Nicolas Charnelet est adjoint au maire de Jargeau et président de l’UDESR du Loiret. Un parcours atypique au sein du Parti socialiste fondé sur un leitmotiv : la formation

Nicolas Charnelet était un socialiste qui s’ignorait. Il est issu d’une famille centriste engagée, petit fils d’un adjoint au maire de Jargeau. Son parcours politique, il le débute au centre. Dès 2003, il s’investit chez les jeunes centristes du Loiret dont il deviendra président quelques années plus tard : «Suite à la présidentielle de 2002 et au fait de voir l’extrême droite au second tour, je me suis engagé. Je devais m’investir. À l’époque, j’aimais bien les idées et le personnage de François Bayrou même si je me sentais plus représenté par le courant du centre gauche». Durant cette période, il affine sont goût de la chose politique en se présentant à différentes élections mais à des places non éligibles. L’élection présidentielle de 2007 marque un tournant dans sa réflexion politique. Au second tour, son vote se porte sur Ségolène Royal. «En 2008, je suis tombé sur une campagne du PS mettant en avant les valeurs socialistes. Je me suis reconnu dans chacune d’entre elles», explique Nicolas Charnelet. Cependant, lors des municipales de 2008 à Jargeau, il est tête de liste Modem. Durant l’entre-deux tours, sa liste s’allie à celle portant les couleurs du PS : «Grâce à cette alliance, nous avons réussi à ravir la mairie à la droite et tout cela dans une bonne cohésion d’équipe avec Jean-Marc Gibey. Cela devenait une évidence pour moi que mes idéaux politiques portaient en fait du côté du socialisme. J’ai donc adhéré au PS en 2008», précise-t-il. Nouveau venu, Nicolas Charnelet n’est cependant pas inconnu des militants socialistes. Il y a même retrouvé des figures du MJS qu’il avait affronté lors de débats étudiants. Il s’intègre rapidement dans la section de Jargeau et en deviendra même le secrétaire.

Nicolas Charnelet est alors élu 2e adjoint au maire chargé des sports, de la culture et de la vie associative : «J’étais très attaché à faire travailler toutes les associations ensemble et à développer une politique culturelle digne de ce nom. Cette dernière se résumait alors uniquement à l’organisation de la fête foraine», indique Nicolas Charnelet. Il s’est aussi attaché à la professionnalisation des responsables associatifs grâce au dispositif CAP’Asso, cofinancé par la région Centre. En 2014, il devient 1er adjoint chargé de l’urbanisme. Il s’efforce de développer la circulation douce : «Nous sommes en bord de Loire et nous avons la chance d’avoir une piste cyclable qui longe le fleuve quasiment d’Auxerre à Nantes, ce qui attire de nombreux touristes. Je tente de faire changer les habitudes et incite les habitants à prendre plus leurs vélos».

Un outil de conquête

Ce passionné des campagnes électorales s’engage également auprès de la fédération socialiste du Loiret pour en devenir en 2010 le délégué fédéral aux élections. Il a pour mission de former les candidats préparant les cantonales de 2011. «Dans le Loiret, le PS est un parti de conquête, il faut donc se préparer, former les candidats pour se donner de vraies chances. La formation permet de pousser encore plus loin l’engagement des militants», explique-t-il. Il sera par ailleurs directeur de campagne de Philippe Froment pour les élections législatives de 2012.

En 2014, il devient président de l’UDESR et axe son action sur la formation des élus, notamment sur les finances locales (comment trouver des marges financières dans son budget ?). À la fédération, il est chargé de l’organisation et s’assure que les sections travaillent en commun. Il s’occupe du journal de l’action socialiste dans le Loiret ainsi que d’une newsletter à l’attention des élus.

De 2012 à 2015, il est l’attaché parlementaire de Valérie Corre, députée du Loiret. Désormais, il a repris ses fonctions de professeur des écoles dans une commune de l’agglomération d’Orléans et aspire à la réussite du concours de personnel de direction de l’Éducation nationale.

Nicolas Charnelet confie que cela lui plairait d’être tête de liste lors des prochaines municipales. Il perpétuerait ainsi le cycle consistant à faire «monter des jeunes aux responsabilités afin de préparer la prochaine mandature».

Julien Bossu

Ce portrait est extrait de la lettre n°244-245 du 7 février 2016

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