L’éditorial de Loïc Cauret

Permettre aux collectivités d’assumer leurs missions

En cette fin d’année, il est temps de faire un premier point sur la période particulièrement dense que vivent les collectivités. La loi NOTRe, voulue et assumée par le gouvernement de François Hollande et sa majorité, est depuis 10 mois en application. Les nouvelles communautés sont en place, élus et agents travaillant de concert afin d’assurer la réussite de cette réforme et ainsi permettre à tous nos territoires, donc tous nos habitants de bénéficier de politiques publiques étendues et de qualité. À l’évidence, si des adaptations sont nécessaires telles que le report de la compétence « gestion dès milieux aquatiques et prévention des inondations », elles ne remettent en cause ni le fond de la loi ni le fait qu’il s’agit maintenant de prendre le temps de la mise en œuvre donc de ne pas en rajouter en matière de nouveaux textes ou de nouvelles normes. La pause s’impose.
Pour autant l’immobilisme ne résolvant rien, les élus socialistes et républicains, les progressistes, doivent être à l’initiative pour poursuivre de lourds chantiers commencés, non achevés, ou abandonnés depuis quelques mois. Ainsi en devra-t-il être de la réforme de la DGF devenue complètement illisible et injuste, de celle des bases locatives courageusement commencée lors de la dernière mandature, mais plus fondamentalement de la question des moyens permettant aux collectivités d’assumer leurs missions en liberté comme l’exigent la constitution et l’histoire de notre démocratie.
Force est de constater que l’été qui s’achève ne rassure pas, tant les projets du Président de la République et de son équipe, impactent élus, population et agents. Emplois aidés, logement, éducation (la confusion dans les annonces pour les temps d’animation périscolaire), et bien sûr l’incompréhension sur le fond et la forme des efforts financiers supplémentaires devant être fournis par les territoires, tout cela nous invite à la vigilance et à la mobilisation dans nos associations d’élus.
Nous avons un rôle à y jouer, nous devons davantage nous rencontrer, y compris pour ne pas occulter nos propres responsabilités, y compris pour savoir aussi dénoncer ceux qui poussent des cris d’orfraie mais dont les candidats aux présidentielles nous promettaient 100 milliards d’économie sur notre dos et celui des agents de la fonction publique, Fonction publique nécessaire qui sait être de son temps, sans renoncer à ses valeurs, notamment celle de protéger la France, par la puissance de ses politiques publiques au service de tous nos concitoyens. Présents et déterminés là où il faut agir pour l’égalité, la solidarité et le progrès. Voilà la place des élus socialistes et républicains.
Loïc Cauret,
maire de Lamballe,
président de Lamballe terre et mer