L’AMF présente sa feuille de route pour 2016

L’AMF se félicite d’avoir apporté sa contribution à la réforme territoriale et certaines de ses doléances ont été retenues, comme ce fut le cas avec l’abaissement du seuil pour le nombre d’habitants des EPCI ou avec la diminution des normes. A l’occasion de la présentation des voeux de l’AMF, André Laignel, premier vice-président et maire d’Issoudun, a insisté sur la nécessité dans le contexte post-attentat de s’appuyer sur la commune : «La proximité du bloc communal est une réponse fondamentale à la lutte contre les extrémismes». La baisse des dotations de l’État aux collectivités de 11 milliards entre 2015 et 2017 reste le cheval de bataille de l’AMF pour l’année 2016 : «C’est trop et trop vite, ce sont les usagers qui vont en payer le prix et devoir se serrer la ceinture», explique André Laignel. Le risque d’une réduction importante des investissements publics est estimé à 30 % : «En 2016, on prévoit une baisse drastique des investissements et des difficultés pour certains à boucler les budgets. En 2017, si la baisse se maintient, ce dernier exercice sera quasiment impossible».

Lors de son prochain congrès, le 99e, qui se tiendra à Paris du 31 mai au 2 juin, l’AMF mettra l’accent sur la seconde reforme de la DGF et sa répartition, ainsi que sur la réduction de la fracture numérique. Ce sera également l’occasion de la publication d’un Livre blanc sur la commune du 21e siècle, mêlant témoignages de maires et contributions d’écrivains, de sociologues et d’universitaires.

Julien Bossu

Cette brève est extraite de la lettre n°242 du 24 janvier 2015