Jean-Marie Darmian

Elu - Jean-Marie DarmianJean-Marie Darmian ne peut pas cacher son origine du Sud-Ouest, son accent en dit long sur cet homme de convictions. Né à Sadirac, au cœur du canton de Créon, Jean-Marie Darmian est attaché à l’Entre-Deux-Mers qu’il a toujours mis en avant. Enseignant de profession, il a su se montrer engagé en fondant le Centre des classes citadines, en soutien aux écoles rurales. Encore aujourd’hui, c’est un outil d’égalité d’accès à la culture pour tous les enfants des zones rurales du département. Ce centre est un établissement scolaire qui a le statut d’école de la ville de Bordeaux. En élève de la  pédagogie Freinet, il est attaché à la liberté et à l’engagement politique et associatif.

Une blessure au genou, une lettre à un vieil ami, un facteur chance et voilà que Jean-Marie Darmian se tourne vers la profession de journaliste. En 1981, il entre au journal Bordeaux Actualités, mais l’aventure se termine vite. Il devient alors pigiste permanent pour la rubrique sport du quotidien Sud-Ouest. Ce passage dans le monde médiatique lui permet de s’adonner à l’écriture. Une véritable passion, presque une drogue, qu’il l’a poussé à écrire des romans ou des œuvres sur l’histoire de sa ville de Créon. Il tient actuellement un blog, intitulé Roue Libre. Il est tenu à jour quotidiennement sur des sujets d’actualités variés. « Toutes les nuits, je prends du temps pour moi, pour m’adonner à l’écriture, j’en ai besoin. C’est mon exutoire. J’ai pris cette habitude de l’écriture nocturne lors de deux décennies passées dans la presse. Cependant, certains de mes administrés ont du mal à faire la différence entre la parole individuelle et celle institutionnelle », confie Jean-Marie Darmian.

La passion de l’écriture

Il a cherché à mettre son expérience personnelle au profit de la défense d’un idéal commun, de valeurs qui lui sont chères. Militant syndicaliste et mutualiste, il s’est toujours efforcé de défendre l’école laïque et républicaine. Important dans sa sphère privée, son engagement prend place dans la vie publique par le biais de la politique en 1974, lors du basculement du PSU vers le PS. Conseiller municipal depuis 1983, il devient maire de la ville bastide en 1995. Il a été placé en tête de liste sans en avoir réellement émis l’envie, la succession posait problème. Il crée le SIVOM du Créonnais puis la première Communauté de communes du canton en 2001. Il devient conseiller général en 2008 et endosse le rôle de vice-président en charge du budget en 2011.

Créon est une ville prisée par les cyclotouristes. Un jour, en sortant d’une réunion en mairie, l’élu constate qu’un grand nombre de cyclistes font halte sur la place pour se ravitailler en eau. Il fait donc le choix de dynamiser cet atout local, en décidant de faire plus pour le vélo. En 1999, il monte le projet de ville station de vélo qu’il défend dans tous les ministères. Celui du Tourisme le soutient. Sa ville est reconnue comme référence et il devient membre du Club des Villes cyclables. En 2008, son travail en faveur du vélo et du développement durable pour Créon lui vaut d’en devenir le président. La même année, il devient secrétaire général de l’Association des départements cyclables.

Jean-Marie Darmian ne sera pas candidat à sa réélection en 2014. Il compte mettre un terme à l’ensemble de ses mandats pour se consacrer à sa passion première et l’écriture d’une nouvelle oeuvre. « J’ai besoin d’arrêter la politique pour me retrouver face à moi-même. Pour de nouveau exister en tant qu’individu et non seulement comme maire. J’ai souffert de la généralisation, de la labélisation de la fonction qui prend le pas sur l’homme », conclut Jean-Marie Darmian.

Julien Bossu