François Hollande devant le Sommet des élus locaux pour le climat

Le Sommet des élus locaux pour le climat a réuni le 4 décembre à l’Hôtel de Ville de Paris un millier de maires venus du monde entier (Milan, Copenhague, Berlin, Bamako, Dakar, Johannesburg, Chicago, Los Angeles, Montréal…) et qui mettent en avant les engagements de leurs villes et collectivités en faveur de l’écologie. «Nous allons agir pour une période que nous ne vivrons pas mais nous nous engageons quand même. Il n’y aura véritablement d’action contre le changement climatique que s’il y a mobilisation de tous ceux qui, au plan local, agissent», a déclaré François Hollande en ouverture de ce sommet. Les villes ont un rôle important dans la lutte contre le réchauffement climatique car la moitié de la population mondiale est urbaine et qu’elles génèrent près de 70 % des émissions de carbone. Nombre d’entre elles n’ont pas attendu la COP21 pour agir. Les collectivités locales s’engagent aussi à s’adapter aux changements climatiques et à leurs conséquences, par la mise en place de dispositifs de réponse aux événements extrêmes, comme les plans canicule ou vigilance crue ou le développement de politiques publiques comme la circulation alternée répondant aux pics de pollution. Afin de financer les initiatives, les partenariats avec le secteur privé vont se renforcer.

Les élus locaux veulent faire entendre leur voix en matière de solution climatique et ainsi peser sur les négociations qui se déroulent au Bourget. Anne Hidalgo, maire de Paris, et Mickaël Bloomberg, ancien maire de New-York, ont transmis leurs recommandations aux négociateurs de la COP21. Les objectifs sont ambitieux, à savoir une réduction de 3,7 gigatonnes des émissions annuelles des gaz à effet de serre dans les zones urbaines d’ici 2030 et la transition vers une énergie 100 % renouvelable d’ici 2050.

Cette brève est extraite de la lettre de communes de France n°236 du 5 décembre 2015