éditorial, par Johanna Rolland

L’éducation, au cœur de nos engagements

Parce que l’éducation est à la base de notre combat pour l’égalité, parce qu’elle donne à chacune et à chacun les moyens de construire et d’inventer sa vie, elle doit constituer, encore et toujours, l’une de nos priorités. Avec fierté et détermination.

Elle l’a été au niveau national, sous l’impulsion de la gauche, ces cinq dernières années : refondation de l’école, augmentation des moyens, lutte contre les inégalités… Elle doit le rester, désormais, dans nos collectivités, dont elle constitue souvent le budget le plus important. C’est le cas à Nantes.

Pour répondre à cette ambition, il convient aujourd’hui d’être attentifs aux annonces du gouvernement en matière d’éducation, notamment sur deux points.

Le premier concerne le dédoublement des classes de CP en REP + (réseau d’éducation prioritaire). Le nombre d’élèves par classe ne devrait pas dépasser 12 élèves. Cette mesure est positive, bien évidemment, et sera de nature à améliorer les conditions d’apprentissage des enfants. Il ne faudrait pas cependant qu’une des conséquences directes de ce dispositif soit la disparition programmée des “maîtres supplémentaires”, mis en place au cours du dernier quinquennat par la gauche et plébiscités par les enseignants.

Le second concerne la réforme des rythmes scolaires et la possibilité offerte aux communes de déroger à la semaine de 4 jours et demi. Je l’affirme, en tant que maire : dans ma ville la réforme de 2013 ne sera pas remise en cause. Il faut en effet respecter le nouvel équilibre qui en est issu.

D’abord parce que les cinq matinées sont propices aux apprentissages scolaires. Les spécialistes de la communauté éducative l’affirment depuis longtemps. Ensuite, parce que l’école, les enfants et les familles, ont besoin de stabilité et de sérénité. Élus locaux, notre objectif n’est pas de compliquer la vie des familles, mais bien de la faciliter.

Il nous faudra également être extrêmement attentifs au maintien du Fonds d’État permettant la mise en œuvre, par les collectivités, de la semaine de 4 jours et demi. Car si ce Fonds devait être supprimé, la liberté de choix pour les communes ne serait, dans les faits, réduite qu’aux mots.

La gauche, au niveau national et au plus près du terrain, doit continuer à réfléchir, à travailler, à anticiper et à innover pour améliorer l’articulation des temps de l’enfant, en partenariat et en complémentarité avec les acteurs du territoire.

Johanna Rolland,
maire de Nantes
présidente de Nantes métropole