« Cop 21 : Les territoires en première ligne », par Philippe Baumel

LPhilippe Baumele premier accord universel pour le climat a été approuvé à l’unanimité par les 196 délégations le 12 décembre 2015 dernier au Bourget à Paris.

Cet accord est tout simplement historique ; il s’agit en effet du premier pacte universel climatique de l’histoire dont l’objectif est de maintenir l’augmentation de la température mondiale bien en dessous de 2 degrés, et de mener des efforts encore plus poussés pour limiter cette augmentation à 1,5 degré. Le temps presse !

Si les États sont les signataires de cet accord âprement négocié par Laurent Fabius, Président de la COP, ces obligations nouvelles incomberont essentiellement aux acteurs non étatiques ; les entreprises et les collectivités.

Nos communes, nos intercommunalités, départements et régions doivent être dès aujourd’hui aux avant-postes pour que s’enclenche concrètement la dynamique, unanimement saluée, au lendemain de l’accord de Paris.

L’enjeu planétaire du réchauffement climatique appelle en effet des solutions territoriales concrètes et opérationnelles, mais surtout audacieuses et justes socialement.

Nous l’éprouvons au quotidien, dans nos responsabilités d’élus, ce sont les collectivités locales qui, en faisant ou non des choix innovants en matière d’urbanisme, de transports publics, de promotion des énergies renouvelables, de développement des circuits courts et de l’économie circulaire, peuvent être soit les acteurs de la transformation ou les spectateurs du statu quo.

Les nouvelles Régions, aux territoires élargis, aux compétences et capacités d’actions renforcées sont face à des défis immenses et historiques.

Elles devront poursuivre et amplifier fortement les politiques d’ores et déjà engagées, souvent par des majorités de gauche, et faire des territoires de France des modèles et des exemples pour à la fois lutter contre le réchauffement climatique et créer les emplois demain, avec la promotion des énergies renouvelables et des énergies vertes, l’investissement massif dans les transports publics collectifs, la promotion de bâtiments sobres, l’agriculture biologique et les circuits courts dans la restauration collective etc..

Les accords globaux n’ont de sens et d’efficacité que si les acteurs au plus près du terrain s’en saisissent fermement pour transformer le réel.

Notre défi est aujourd’hui double : agir vite et agir juste !

Philippe Baumel, député de Saône-et-Loire, vice-président de la FNESR

Cet éditorial est extrait de la lettre de communes de France n°238-239 du 23 décembre 2015